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A mille lieues de se douter de ce que Tessa venait de vivre, Melissa et Alexis montaient en voiture, les bras chargés de sacs de shopping.

Alexis : On aurait peut être pas du la laisser seule ...

Melissa : Alex, sois pas bête, bien sûr qu'on a bien fait de la laisser seule. Tess est une grande fille et elle avait besoin de réfléchir.

Melissa s'installa au volant, tandis qu'Alexis, nerveuse bouclait sa ceinture et regardait droit devant elle, nerveuse. Sans qu'elle puisse expliquer pourquoi, la jeune femme avait comme un mauvais présentiment.

Alexis : Elle est bizarre depuis quelques temps et j'ai pas envie qu'elle fasse une bêtise.

Melissa : Je le sais bien, mais arrête de t'inquiéter autant pour elle. Tu crois vraiment que Tessa est le genre à sauter d'un pont ou autre chose dans le même genre ?

Alexis : Ce n'est pas tout à fait ce que j'entendais en parlant de bêtise. En fait je pensais plutôt qu'elle pourrait coucher avec le premier venu ou se bourrer la gueule dans un bar sordide.

Melissa : Au pire elle aura la gueule de bois et des remords.

Alexis : Je connais bien ma s½ur et je t'assure qu'il y a vraiment de quoi s'inquiéter. Elle fait bonne figure devant nous, mais malgré ça, je vois bien qu'elle ne va pas bien du tout.

Melissa : Je dois bien avouer que tu as raison. J'essaie moi aussi de ne pas me montrer inquiète parce que je ne sais pas trop comment réagir face à ce genre de situations, mais si tu veux on va passer chez toi, elle doit probablement être rentrée.

Alexis : Et si elle refuse de nous dire ce qui ne va pas, qu'est-ce qu'on fait ?

Melissa : Crois moi elle parlera, même si pour ça il nous faut l'attacher par les pieds sur le toit.

Pendant ce temps, loin de se douter des attentions de ses amies, Tessa était effectivement chez elle, comme Melissa l'avait supposée, mais le temps des réflexions était fini pour elle. La jeune femme était occupée à préparer ses valises avec la ferme intention de mettre les voiles. New York devenait trop étouffant pour elle, elle avait besoin de changer d'air, de se retrouver dans une ville où elle ne connaîtrait personne, où elle n'aurait pas d'autre étiquette que celle de nouvelle. Une fois sa nouvelle vie commencer, elle sera libre d'endosser le rôle qui lui plairait. Tessa se voyait bien adopter le rôle de la gentille jeune fille sans histoire.
Une demie heure plus tard, Tessa était prête. Elle s'en voulait de ne pas dire au revoir à Alexis et Melissa, mais elle avait laissé une lettre à l'intention de ses amies. Elle savait qu'elles lui en voudraient et ne leur en tenait pas rigueur, à leur place, probablement qu'elle réagirait pareil. Reprenant le papier entre ses mains, Tessa relut sa lettre une dernière fois.

Les filles,

Sans doute que vous allez m'en vouloir une fois que vous aurez compris que je suis partie, mais rester à New York n'est plus possible pour moi. Depuis quelques temps j'avais des doutes concernant la fidélité d'Evan et je viens d'avoir la preuve qu'il me doutait. Je ne sais combien de temps ni où je vais partir, la seule chose que je sache avec certitude, c'est que j'ai besoin de changer d'air. De me retrouver dans une ville inconnue ou personne ne me connaisse. Je suis peut être lâche et c'est sans importance. Jouer les petites filles riches que tout le monde idolâtre est un rôle qui ne me convient plus, j'ai l'impression d'être une autre, je ne me reconnais plus. C'est pour ça que je pars. Je vous donnerai de mes nouvelles dès que possible.
Je vous aime.
Tessa

Une larme coula sur la joue de la jeune fille tandis qu'elle posait la lettre bien en évidence sur le lit de sa s½ur. Elle sortit dehors et commença à marcher sans vraiment savoir où elle allait, quand elle aperçut la voiture d'Andrew, le frère d'Evan. Le jeune homme l'avait vue et s'arrêta à quelques mètres d'elle et ouvrit la fenêtre. Tessa se demanda un instant pourquoi elle n'avait pas choisi ce frère-ci. Andrew avait tout du garçon parfait. Intelligent, beau, gentil, son meilleur ami était la seule personne capable de lui remonter le moral quand les choses semblaient être au plus bas.

Andrew : Salut ma belle ! Je peux savoir ce que tu fais avec tous ces sacs à la main ? Tu pars rejoindre mon frangin ?

Tessa : Jamais de la vie. En fait, je pars de New York.

Andrew retira ses lunettes de soleil et les yeux du jeune homme s'agrandirent de surprise.

Andrew : Mais pourquoi ? Tess, je croyais que j'étais ton confident ? Qu'est-ce que tu me caches encore ?

Tessa : Moi ? Rien du tout. Ton frère par contre a plus ou moins oublié de me dire qu'il se tapait Marry dans mon dos.

Andrew : C'est pas vrai ...

Tessa : Andrew, jure moi que tu n'étais au courant de rien ? Je ne supporterai pas d'apprendre qu'en plus tu m'as trahie toi aussi.

Andrew : Tess, tu sais bien que jamais je ne t'aurai caché quelque chose d'aussi énorme.

Tessa : Tu peux m'emmener ? J'ai pas très envie de marcher des kilomètres avec tous ces sacs qui pèsent une tonne chacun.

Andrew : Bien sûr. Où est-ce que tu veux que je te dépose ?

Tessa : A l'angle de l'avenue Walking Street.

Andrew : C'est à l'autre bout de la ville Tessa ! Qu'est-ce que tu veux aller faire là-bas ? Casser la gueule à Marry ?

Tessa : Andrew je t'en prie ! Tu sais très bien que je ne m'abaisserai pas à ça. Non, en fait je compte prendre le bus qui part dans trois heures.

Andrew : Tu comptes partir où ? Je ne dirais rien à personne en tout cas, tu peux être tranquille.

Tessa : Tu te rappelles de ma cousine Summer ? Elle habite à Los Angeles. Je vais probablement partir là-bas.

Le jeune regarda son amie quelques instants puis fit demi-tour, faisant crisser les pneus de sa voiture. Tessa le regarda, interloquée.

Tessa : Je peux savoir ce que tu fous ?

Andrew : Si tu crois que je vais te laisser partir seule, tu te trompes.

Tessa : Andrew, tu sais combien je t'adore. T'es comme un frère pour moi, mais j'ai vraiment besoin de me retrouver.

Andrew : Mais Tessa ...

Tessa : Tout ira bien, ne t'en fais pas.

Andrew ne répondit pas, sachant très bien qu'il ne ferait pas changer la jeune femme d'avis. Il reprit le chemin de Walking Street, et une heure plus tard, il s'arrêta sur un parking sombre et coupa le moteur.

Andrew : On est arrivés ...

Tessa : Je sais que tu n'approuves pas ce que je suis en train de faire, mais je t'assure que c'est la meilleure décision que j'ai pu prendre de toute ma vie.

Andrew : C'est marrant, mais moi, j'aurai plutôt dit que c'était la pire que tu pouvais prendre.

Tessa : Tu me connais, tu sais que je ne suis pas le genre de filles à partir sur un coup de tête.

Andrew : C'est pourtant ce que tu es en train de faire à cause des conneries de mon frère.

Tessa : Evan n'a rien à voir avec ma décision de partir. En fait pour être franche, ça fait un moment que je songe à quitter la ville. Je me remets en question depuis trop longtemps, j'ai l'impression que ma vie entière n'est que doute et incertitudes, comme si je en savais plus qui j'étais, tu vois ce que je veux dire ? Evan n'a été que la goutte qui a fait déborder le vase.

Andrew : Tu me jures que c'est pour ça que tu pars et qu'il n'y a rien d'autre ?

Tessa : Je te jure que si il y avait autre chose je te le dirai.

Les deux jeunes gens se prirent dans les bras l'un de l'autre et quelques minutes plus tard, Tessa descendit de la voiture. Andrew la regarda s'éloigner, bagages en mains, et repartit au bout de quelques instants. Le bus en partance de Los Angeles attendait patiemment l'heure du départ. Tessa posa ses sacs à terre et sortit son mobile de son sac à main. Au bout de deux sonneries une voix féminine répondit.

... : Summer Cooper à l'appareil.

Tessa : Summer, c'est Tessa.

Summer : Hey ! Comment va ma cousine préférée ? Au son de ta voix, ça a pas l'air d'aller très fort.

Tessa : Pourquoi poses-tu des questions aux gens si tu fais toi même les réponses ? Peu importe ... Je voulais te demander quelque chose.

Summer : Tu veux venir à la maison c'est ça ?

Tessa : Comment tu le sais ?

Summer : Quand je vais pas fort, je viens chez toi. On est cousines je te rappelle alors forcément, on réagit de la même façon. Tu seras là dans combien de temps ?

Tessa : Le bus devrait partir d'ici dix minutes. Il arrivera dans quatre heures je crois.

Summer : Ca marche. J'aurai bien voulu continuer à te parler encore Tess, mais je suis pas toute seule là. On se voit tout à l'heure. Bye !

Et elle lui raccrocha au nez. Summer Cooper avait vingt-deux ans et était certainement la fille le plus folle qu'il ait été donné à Tessa de rencontrer. C'est bien ce qu'il fallait à la jeune femme pour retrouver sa bonne humeur, une colocataire qui ne soit autre que sa cousine. Tessa monta dans le bus et s'installa vers le fond du bus. Branchant ses écouteurs sur son portable, elle ferma les yeux et s'endormit.


Avez-vous aimé cette suite ?

Pensez-vous que Tessa ait raison de vouloir partir de New York ?

Comment trouvez-vous l'attitude d'Andrew ?

Du fait qu'il veuille venir avec elle ?

De la conversation de Tessa avec Summer ?

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# Posté le vendredi 22 août 2008 11:23

Modifié le mercredi 27 août 2008 07:41

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Tessa était partie ce qui rendait Alexis plus triste qu'elle ne l'avait jamais été. La dernière fois qu'elle avait ressenti ce vide profond qui lui donnait la sensation que son c½ur venait de se briser en un million de petits morceau, elle n'était qu'une adolescente de quatorze ans. Personne ne commençait cette partie de la vie de la jeune femme, ni ses amis, ni sa famille et encore moins sa s½ur, qui était la personne la plus proche d'Alexis. S'effondrant sur son lit, la jeune femme se mit à chercher quelque chose sous son oreiller et après avoir pesté quelques instants, elle trouva enfin ce qu'elle cherchait, une photo. Sur cette photo, on pouvait distinguer deux adolescents tendrement enlacés sur la plage, le soleil faisant des reflets dans leurs cheveux dorés. Ils avaient l'air heureux. Ils souriaient, se regardaient amoureusement, leurs yeux parlant pour leurs deux c½urs, faisant des promesses d'un amour qui serait éternel. Les choses ne s'étaient pas passées tout à fait comme la fin d'un film à l'eau de rose sur le son de ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.

Flash back

C'était une magnifique soirée d'août, le soleil descendait doucement à l'horizon, promettant une nuit aussi belle que l'avaient été toutes les autres ces dernières semaines. Au loin on entendait des cris, pas des cris de peur ou d'effroi, non. Des cris d'enfants qui s'amusaient. Quelques minutes plus tard, une jeune fille qui devait avoir dans les quatorze ans apparut dans le sable encore chaud, vêtue d'un maillot de bain et d'un short en jean. Se retournant de temps à autres, elle accélérait l'allure de sa course tentant de semer le garçon qui la poursuivait. Il était blond, ses cheveux tombant dans ses yeux lui donnait un air rebelle, qu'il prenait bien soin d'entretenir. Torse nu, vêtu simplement d'un jean, il avait tout d'un futur surfer. En quelques enjambées à peine, il avait rattraper la jeune fille et la tenait plaquée sur le sable, son corps écrasant celui de la jeune fille qui se débattait ... en vain.

... : Will pousse toi ! Tu m'écrases !!

Will : Ose me dire que t'aimes pas quand je suis au-dessus de toi, Alexis.

Le jeune homme haussa un sourcil, ce qui fit frissonner sa victime de la tête au pieds. Will sembla le remarquer, car son visage se fendit d'un grand sourire triomphant.

Will : J'y crois pas ! Je te fais vibrer en plus.

Alexis : Pff ... T'es bête. C'est normal que je tremble, je suis trempée.

Will planta alors ses yeux bleus acier dans ceux d'Alexis. Les deux jeunes gens se regardaient, semblant avoir perdu conscience de ce qui les entourait. Plus rien ne comptait, ils étaient dans leur monde, oubliant que le monde continuait de tourner. Will avait alors pris le visage d'Alexis entre ses mains et l'avait tendrement embrassée. Ça n'avait pas été un petit baiser comme ça, plutôt le genre de baisers qu'on ne voit qu'au cinéma et dont les filles rêvent toutes les nuits. Leur premier vrai baiser à tous les deux.

Fin du flash back

Alexis avait les larmes aux yeux en repensant à tous les magnifiques moments qu'elle avait passé avec Will. Son premier amour. Ils étaient ensemble depuis à peine une semaine qu'elle était déjà persuadée qu'il serait le père de ses enfants et le jeune homme avait l'air de penser la même chose. Tu es mon identique, mon âme s½ur et ce, pour l'éternité, c'est ce que répétait Will à Alexis à longueur de journée. Plus jeune, elle était du genre amoureuse de l'amour avec un grand A, rêvant de rencontrer le prince charmant qu'il l'enlèverait sur son cheval blanc et l'emmènerait dans un magnifique château. Personne n'était au courant de la relation des deux amoureux, d'un commun accord, ils avaient préféré garder leur relation secrète, pour que ce soit plus facile à gérer, comme ils disaient. Aux yeux de tout le monde, cette explication aurait été stupide, mais pour eux, il n'en était rien. Devoir se cacher des autres, faire attention à ne jamais être surpris ensemble, cacher chez l'un les signes de la présence de l'autre, c'était ça, la vraie aventure, ce qui rendait leur amour encore plus vrai. Un jour qu'elle était chez Will, Alexis avait surpris une conversation entre le père de celui-ci et un autre homme qu'elle ne connaissait pas. Cachée derrière une porte, près de l'entrée, elle faisait bien attention à ce que personne ne la voie. Elle se rappelait de cette conversation comme si elle avait encore lieu sous ses yeux en cet instant même. L'interlocuteur du père de Will était un vieil homme à l'air peu amène. Il était petit, maigre, avec un air de vieil homme malade qui ne se voyait absolument pas quand on l'entendait parler, bien au contraire. Au son de sa voix, on aurait juré entendre un homme qui n'avait même pas quarante ans. Il disait au père de Will qu'il lui devait de l'argent, beaucoup d'argent et que si celui-ci n'était pas en mesure de payer, il devrait prendre des mesures des plus radicales. Alexis en avait alors parlé à son amoureux, qui l'avait alors rassurée en lui disant que son père avait ce genre d'ennuis à peu près tous les mois mais qu'il trouvait toujours le moyen de s'en sortir indemne. Will et Alexis venaient de fêter leur premier anniversaire quand Noël arriva. Ils avaient prévu de s'éclipser à minuit, une fois que tout le monde serait endormi et de se retrouver au parc, celui où ils s'étaient rencontrés, un peu plus d'un an plus tôt ...

Flash back

Alexis regarda sa montre pour la dixième fois depuis qu'elle était arrivée au parc. Elle affichait minuit dix. Will n'était jamais en retard, mais après tout il devait faire le mur, alors son retard n'avait rien d'inquiétant. Pourtant, tout au fond d'elle, Alexis savait que quelque chose se passait. Elle avait mal au ventre et ses mains tremblaient, signe chez elle de son inquiétude. Elle se mit alors à faire les cent pas, frottant ses mains l'une contre l'autre pour les réchauffer et ne pas geler sur place. Elle commençait à perdre tout espoir que Will viendrait ce soir-là, quand la voiture de son père apparut au bout de la rue, rendant la jeune fille aveugle à cause des deux phares braqués sur elle. Un homme sortir de la voiture. Bien qu'Alexis ait vu cet homme en tout et pour tout une fois depuis qu'elle connaissait Will, et de loin, elle reconnut tout de suite l'oncle de son petit ami. Paul Sanders s'approcha de la jeune fille et lui sourit d'un sourire sans joie.

Paul : Bonsoir jeune fille. Tu dois être Alexis ?

L'intéressée hocha la tête en silence.

Paul : Je dois te parler. Montons dans la voiture avant d'être congelés, d'accord ?

Sans un mot, Alexis suivit cet homme dans sa voiture, s'installant sur la siège passager. Elle savait que le fait que Will ne soit pas là et que son oncle tienne à lui parler en personne n'était pas un hasard. Quelque chose s'était passé, quelque chose de grave.

Paul : Je suis au courant pour mon neveu et toi.

Alexis : J'imagine que si vous êtes ici, ce n'est pas pour nous présenter tous vos v½ux de bonheur.

Paul : J'aurai préféré venir pour ça, crois moi.

Alexis : Je vous en supplie, dites moi ce qui s'est passé, je vais devenir folle.

Paul : Will a pris la voiture de son père, comme il le fait souvent, bien qu'il n'ait pas son permis de conduire. Quelqu'un a grillé un feu rouge et Will na pas pu l'éviter à temps.

Alexis : Comment va-t-il ? Est-ce que je peux aller le voir à l'hôpital ?

Paul : Alexis ... Il est mort.

Alexis : Non, non, il ne peut pas être mort, vous dites n'importe quoi. Je dois aller le voir, il a besoin de moi.

La jeune fille commençait à présent à divaguer, parlant de choses qui n'avaient ni queue ni tête. Les larmes coulaient à flot sur les joues de la jeune tandis que Paul, pleurant lui aussi, berçait doucement la jeune fille dans ses bras.

Fin flash back

Melissa : Alex ! C'est Mel ! T'es là ?

Alexis essuya les larmes qui lui coulaient le long des joues et se leva de son lit.

Alexis : Je suis dans la chambre !

Melissa : Enfin je te trouve. J'ai failli lancer un avis de recherche. A voir la tête que tu fais, j'imagine que tu as vu la lettre qu'a laisser Tess.

Alexis : Quoi ?

Melissa : C'est bien pour ça que tu viens de pleurer, non ?

Alexis : Moi ? Pleurer ? Tu dérailles !

Melissa : Ca va, joue pas à ça avec moi. Vous êtes des fausses jumelles toutes les deux, et donc très proches. Je comprends qu'elle te manque, elle va manquer à tout le monde.

Alexis : Arrête de parler d'elle comme si elle était morte !!!

Alexis sortit de la pièce et courut se réfugier dans la salle de bains ou elle s'effondra de nouveau, en larmes, laissant dans sa chambre une Melissa qui se posait beaucoup de questions.


Et oui, vous savez enfin pourquoi Alexis ne veut pas sortir avec un garçon !

Que pensez-vous de son histoire ?

Des flash back ?

De la manière dont elle réagit dans sa dernière réplique ?

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# Posté le dimanche 24 août 2008 11:13

Modifié le samedi 30 août 2008 08:23

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Melissa : Alexis sors immédiatement de cette salle de bains ! Tu ne vas tout de même pas y passer la journée !

La jeune femme ne répondit pas tout de suite, secouée par de violents sanglots. Respirant calmement, elle tenta de reprendre son calme afin de pouvoir répondre à son interlocutrice.

Alexis : Pourquoi pas ?

Melissa : Chérie écoute, je suis peut être blonde, mais pas idiote. Je ne pense pas que tes larmes aient un rapport avec le départ de Tessa, aussi proche que tu puisses être d'elle. Si tu me disais ce qui se passe vraiment ?

Alexis : Non !

Melissa : Je peux entrer au moins ? Je me sens idiote à parler à une porte close.

Alexis : Alors rentre chez toi, tu n'auras pas à parler à une porte fermée.

Melissa : Dans l'état où tu es, il est hors de question que je te laisse seule.

Alexis : T'as raison je pourrais me suicider.

Melissa : Je t'interdis de plaisanter sur des choses aussi graves, tu m'entends Alexis Anderson !!!

Alexis : Je te signales que tu es en train de hurler, il faudrait que je sois vraiment sourde pour ne pas t'entendre.

Melissa : S'il te plaît Alex, ouvre moi, on va parler de ce qui ne va pas et je suis certaine qu'on va trouver une solution ensemble.

Après un moment d'hésitation, Alexis ouvrit la porte. Ses yeux étaient rouges et gonflés d'avoir pleuré.

Alexis : J'ai accepté d'ouvrir la porte, mais je refuse de parler de ce qui ne va pas.

Melissa : Je pensais qu'on était amies et que les amies étaient là pour se soutenir dans les coups durs ?

Alexis : Personne n'est au courant et c'est très bien comme ça.

Pendant ce temps, quelque part sur la route, Tessa ouvrit les yeux. L'impression qu'elle avait eu d'être transportée avant de s'endormir avait maintenant disparue. Regardant plus attentivement autour d'elle, elle remarqua que le bus était pratiquement vide et que le chauffeur n'était plus là. Quelques rangées devant elle, elle vit une jeune femme qui ne bougeait pas. Elle s'approcha d'elle et secoua doucement son épaule dénudée, pour attirer son attention. La jeune femme posa un regard énervé sur elle.

Tessa : Désolée de vous déranger, mais qu'est-ce qu'il se passe ici ?

Jeune femme : J'en sais rien. Je crois qu'on a percuté quelque chose.

Tessa : Et les autres ? Où sont-ils passés ?

Jeune femme : Descendus à d'autres arrêts pour la plupart. Les autres sont allés voir ce qu'il se passait ou essaient de trouver un autre moyen de se rendre là où ils veulent aller. Je les comprends, l'endroit est franchement flippant si tu veux mon avis.

Tessa : Où est-ce qu'on est ?

Jeune femme : Si seulement je le savais, j'éviterai par tous les moyens d'y remettre les pieds un de ces jours tu peux me croire. On est dans un trou perdu, entourés de bois, génial si on veut se faire des frayeurs, j'imagine.

La jeune femme tendit la main à Tessa et lui sourit.

Jeune femme : Apparemment on est coincés ici pour un bon moment, alors autant faire connaissance. Je m'appelle Cameron Hastings.

Tessa : Tessa Anderson.

Cameron : Dis moi Tessa, qu'est-ce qu'une fille de ton âge fiche dans un bus toute seule en plein milieu de la nuit ?

Tessa : Je pourrais te poser la même question.

Cameron : Tu marques un point. Si je suis là, c'est parce que la vie pour moi était vraiment infernale, alors j'essaie de prendre un nouveau départ. T'as déjà eu cette impression que quoi que tu fasses les choses se retournaient toujours contre toi ?

Tessa secoua négativement la tête.

Cameron : Ouais ... Si tu veux je dois être la fille la plus poisseuse de tout l'univers. Je suis pas trop mal fichue et pourtant j'ai jamais de chance avec les mecs et quand il y en a enfin un qui daigne s'intéresser à moi, il faut que je me ridiculise. Du coup, aussi étrange que ça puisse paraitre, je n'ai plus de nouvelles après. Tu passes quelques années comme ça, et tu deviens la risée de tous.

Tessa : D'où est-ce que tu viens ?

Cameron : Chicago, je vais essayer de repartir sur de nouvelles bases à Los Angeles. Le genre grande ville où personne ne te connait, c'est tout à fait ce qu'il me faut.

Tessa : T'as un point de chute ?

Cameron : J'ai une tante qui habite là-bas, j'espère juste ne pas créer de nouvelles tensions. Et toi alors, c'est quoi ton histoire ?

Tessa : Mon petit ami me trompait avec le pire garce que tu puisses trouver sur Terre. J'ai pris conscience de certaines choses et j'imagine que je veux prendre un nouveau départ moi aussi.

Cameron : Quelles choses ?

Tessa : Des choses comme le fait qu'il y a plus important que la dernière coiffure à la mode où le dernier sac à mains Prada.

Cameron : Si tu veux mon avis, je pense surtout que tu essaies de fuir la réalité et le mec qui t'a fait du mal. Partir ne changera rien aux faits Tessa. Où que tu sois, la réalité sera la même.

Tessa : Je ne fuis pas.

Cameron : Si tu le dis.

Tessa s'apprêtait à répliquer, mais le chauffer du bus se dirigea vers les deux jeunes femmes.

Cameron : Vous voilà enfin ! J'espère que nous pouvons repartir maintenant ?

Le chauffeur fit un grimace, signe que les choses n'étaient certainement pas comme Cameron les imaginaient.

Chauffeur : J'ai bien peur que non, Mademoiselle.

Tessa : Qu'est-ce que vous voulez dire ?

Chauffeur : Que nous sommes coincés ici. Je ne sais pas ce qu'à ce maudit bus, mais il refuse de démarrer, pourtant j'ai tout vérifier, essence, carburant ...

Cameron : Epargnez nous le cours de mécanique et venez en aux faits si ça ne vous fait rien.

Chauffeur : J'avais dans l'idée d'appeler le service technique, mais il n'y a pas de réseau ici.

Cameron : Qu'est-ce qu'on doit faire alors ? Attendre jusqu'à la nuit des temps que quelqu'un passe dans ce coin perdu ?

Chauffeur : Ou bien marcher. A une dizaine de kilomètres, il y a un motel.

Cameron : Une dizaine de kilomètres ??? Vous ... Arrrgh ! De toute façon, je crois qu'on a pas vraiment le choix. Je tiens pas spécialement à pourrir sur place. Tu viens avec moi Tessa ?

Tessa : Je te suis.

Rassemblant leurs affaires, les deux jeunes femmes sortirent du bus et commencèrent à marcher, dans la nuit noire qui promettait d'être longue.


Que pensez-vous de cette suite ?

Du fait qu'Alexis ne veuille rien dire à Melissa ?

De la rencontre entre Cameron et Tessa ?

De l'accident ?

Du fait qu'elles soient seules dans la nuit ?

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Cameron Hastings As Sophia Bush

# Posté le dimanche 24 août 2008 13:25

Modifié le samedi 06 septembre 2008 09:47

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Cameron et Tessa marchaient depuis maintenant plusieurs minutes sans mot dire. Le seul bruit qu'on pouvait entendre dans la nuit était celui de leurs respirations et des animaux qui se faisaient entendre tout autour d'elles.

Cameron : J'ai vraiment été la dernière des gourdes de m'embarquer dans cette histoire. On est perdues au milieu de nul part. On pourrait se croire dans un film d'horreur, tu sais, une de ses scènes ou deux filles sont livrées à elles-mêmes et que l'assassin surgit avec un couteau plus long que son bras pour les égorger comme un boucher.

Tessa : Je ne tiens pas particulièrement à mourir, alors si tu pouvais m'épargner les détails de nos morts.

Cameron : Ce ne sont que des suppositions. Ne me dis pas que je t'ai fais peur ?

Tessa : Disons que je serai plus rassurée une fois que nous serons arrivées. Qui me dit que tu n'es pas une tueuse à gages qui n'attend que le bon moment pour me poignarder dans le dos.

Cameron posa sur Tessa un regard à la fois choqué et amusé.

Cameron : Fais attention ce que tu dis Tessa, j'ai peut être un couteau quelque part sur moi. Non, franchement si j'avais été une meurtrière tu serais morte depuis longtemps, crois moi. T'as vraiment de la chance tu sais.

Tessa : T'as raison, rien que parce que tu me gardes en vie, je vais faire un autel à ton nom dès mon arrivée.

Cameron : Ce n'est pas de ça dont je parlai, je parlai de ta vie.

Tessa : Oh ... De quoi alors ?

Cameron : De ta vie, je suis sûre que tu dois avoir des tas d'amis et des mecs à tes pieds tous plus fous de toi les uns que les autres. Une vraie vie de princesse en somme.

Tessa : Mes amis ? Des groupies du veux dire. Des personnes qui passent leur temps à dire que je suis merveilleuse, que je suis super tendance et qu'elles préfèreraient mourir que de me perdre, c'est du vent tout ça, je te parie tout ce que tu veux qu'il n'y a pas deux personnes dans mon fan club qui connaissent ma couleur préférée.

Cameron : Des groupies ? Laisse moi deviner ... Petites blondes sans jugeote qui passent leur temps à glousser dès qu'elles voient Brad Pitt à la télé en bavant à l'idée de s'imaginer à son bras ?

Tessa : C'est à peu près ça.

Cameron : Je comprends que tu préfères prendre le large alors. A ta place j'aurai jamais tenu. Il faut dire que ce n'est pas mon monde, je suis du style solitaire, qui préfère largement un bon bouquin à la compagnie des autres.

Tessa : J'étais comme toi avant.

Cameron : Pourquoi as-tu changée ? Tu n'as pas l'impression d'avoir perdu ton identité ?

Tessa : Dans mon lycée être solitaire ce n'est pas très bien perçu et à la longue tu finis par très mal le vivre, enfin c'est ce qui s'est passé pour moi. Alors j'ai choisi de changer de lycée et de donner vie à une nouvelle moi.

Cameron : En étant quelqu'un d'autre que toi ? Je n'en vois pas l'intérêt, ce n'est pas à toi de t'adapter aux autres Tessa, mais à eux de s'adapter à toi. Tu as envie de te réveiller un matin et de te dire que la personne que tu es te fait horreur, que ce n'est pas toi, que tu as l'impression que quelqu'un qui te ressemble mais qui n'est pas toi vit une vie dont tu ne veux pas, une vie qui n'est certainement pas la tienne ?

Tessa resta silencieuse un instant, méditant les paroles de Cameron. Bien qu'elle ne voulait pas l'admettre, elle avait tout à fait raison. Tessa avait été détestée de tous, la tête de turc d'un lycée qui lui faisait horreur et elle s'était promis que cela ne se produirait plus jamais sitôt que ses parents l'avaient envoyée dans un autre lycée.

Tessa : J'imagine que tu as raison, mais c'est tellement plus simple. J'ai l'impression parfois que je suis au cinéma, et que je fais de l'improvisation à chaque instant.

Cameron : Tu ne crois pas qu'il serait tant de quitter la scène et de vivre ta propre vie en étant celle que tu es vraiment ?

Tessa : Je crois que tu as raison. Tu n'aurais pas été psy dans une autre vie ?

Cameron : J'observe beaucoup les gens tout en restant à l'écart, ça te fait comprendre pas mal de choses tu peux me croire, à la fois sur le monde et sur ta petite personne.

Tessa : Qu'est-ce que tu as appris sur toi ?

Cameron : Que je préfère être dans ma peau que dans la leur. Tu n'imagines pas tous les problèmes qu'ils peuvent avoir, ça m'en donne le vertige rien que d'y penser.

Tessa : Tu pourrais faire un mélange des deux aussi.

Cameron : Qu'est-ce que tu veux dire ?

Tessa : Etre toi même et avoir une vie bien remplie.

Cameron : Je n'aime pas me mêler aux autres.

Tessa allait répliquer que se mêler à la foule lui ferait pourtant le plus grand bien quand la jeune femme s'arrêta, aux aguets.

Tessa : Cameron ? On est pas encore arrivées, pourquoi est-ce que tu t'arrêtes ?

Cameron : J'ai cru entendre quelque chose.

Tessa : Tout ce que j'entends depuis tout à l'heure c'est nos deux voix, tu as du rêver.

Haussant les épaules, Cameron se remit en marche.

Cameron : J'imagine que faire trois nuits blanches de suite, ça doit laisser des traces.

Tessa : Je me mêle sans doute de ce qui ne me regarde pas, mais j'ai l'impression que ta vie est plus chaotique que ce que tu peux bien dire.

Cameron : Je ne suis pas quelqu'un qui s'ouvre très facilement tu sais. Je n'ai rien contre toi, au contraire tu sembles être quelqu'un de super, mais je m'ouvre très difficilement aux autres comme je viens de te le dire.

Tessa : T'as pas à te justifier, tu sais.

Les deux filles se regardèrent et se sourirent. Bien qu'elles étaient de parfaites étrangères l'une pour l'autre, quelque chose était en train de passé entre elles. Une complicité nouvelle, quelque chose qu'elles ne pouvaient expliquer mais qui était bel et bien là.


Que pensez-vous de la suite ?

Des confidences que se font Cameron et Tessa ?

De la personne qu'a été Tessa ?

Du fait qu'elle soit devenu quelqu'un d'autre ?

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# Posté le vendredi 29 août 2008 04:53

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 04:50

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La fête avait lieu dans à peine quelques heures et Alexis était bien résolue à ne pas y mettre les pieds. Les souvenirs étaient trop présents et elle n'était pas en état de s'amuser. Melissa ne comprenait pas et ne voulait bien sûr pas lâcher le morceau, prête à tout pour que son amie passe une soirée du tonnerre, comme elle se plaisait à le dire.

Melissa : Donne moi une seule bonne raison de ne pas y aller ? Et si tu me dis que tu dois réviser ou une autre raison tout aussi ridicule, je te jure que je risque de me retrouver d'ici peu de temps derrière les barreaux.

Alexis : Pourquoi est-ce qu'il te faut à tout prix une raison ? J'ai pas envie de sortir, j'aimerai seulement me retrouver un peu seule, ce soir, je ne vois pas où est le mal.

Melissa : C'est malsain ce que tu fais si tu veux mon avis. Dans peu de temps tu vas traîner avec des mecs qui portent des jeans troués et ont le crane rasés et je veux à tout prix éviter que tu ne tombes aussi bas.

Alexis : Si ça peut te rassurer, cette idée ne m'est pas encore venue en tête, mais tu sais ce qu'on dit, il y a un début à tout.

Melissa : Aller viens, tu ne vas pas me laisser seule quand même ?

Alexis : Je t'en prie, je suis sûre que même dans le désert du Sahara, tu trouverais le moyen de ne pas être seule.

Melissa : Possible, mais j'ai envie que ma meilleure amie soit avec moi ce soir.

Alexis : N'essaie pas de me prendre par les sentiments, tu sais parfaitement que ça ne marche pas avec moi.

Melissa : Tu as un c½ur de pierre. Je t'en supplie à genoux viens avec moi. Je vais finir par croire que tu as peur de croiser Sam sinon.

Alexis : Pourquoi est-ce que j'aurai peur ? Il ne sait même pas qui je suis.

Melissa : Que tu crois.

Alexis : De toute façon c'est sans importance puisque premièrement je ne compte pas venir et deuxièmement, je ne suis pas intéressée par ce Sam.

Melissa : Oh ... Quelle imbécile !!!

Alexis : Qu'est-ce qui te prend ?

Melissa : Tu préfères les filles c'est ça ? Pourquoi est-ce que tu ne m'en as pas parlé plus tôt ? Je suis sûre qu'on arrivera à te trouver la fille de tes rêves.

Alexis : Je ne suis pas attirée par les filles, Melissa. Je crois que le mieux est que je te raconte toute l'histoire avant que tu n'imagines d'autres scénarios tous plus tirés par les cheveux les uns que les autres.

Alexis raconta son triste passé à Melissa, qui écoutait sans mot dire le récit de son amie. Elle ne lui coupa pas la parole une seule fois, la laissant parler à son rythme, gardant sa main posée sur son épaule. Une fois qu'Alexis s'arrêta de parler, Melissa la prit dans ses bras.

Melissa : Je suis désolée, jamais je n'aurai cru que ... Tu sais quoi ? On va passer la soirée tranquillement toutes les deux ici. Ca te dirait qu'on loue Flashdance ? Je sais que c'est ton film préféré.

Alexis : On va aller à cette soirée. Je ne vais pas rester éternellement renfermée sur moi-même. Il n'aurait pas voulu ça.

Les deux filles se préparèrent et se rendirent à la plage. Melissa avait voulu rester avec Alexis, mais celle-ci lui fit très vite comprendre qu'elle voulait rester un peu seule. Melissa insista un peu, puis, voyant que son amie préférait rester seule, elle partit, après lui avoir fait promettre de venir la voir à tout moment en cas de besoin. Alexis se retira de la fête et s'assit sur le sable encore chaud, au bord de l'eau. Elle regardait l'eau, les vagues qui venaient lui lécher les pieds, comme une prière l'invitant à les rejoindre. Alexis ne bougeait pas, aussi immobile que si elle avait été faite de pierre.

Sam : J'avais envie de te parler, mais tu as l'air occupée ...

Alexis se retourna et découvrit Sam qui lui faisait face. Elle resta quelques secondes à observer le jeune homme, le détaillant comme jamais. Pour la première depuis qu'elle le connaissait, elle remarqua à quel point il était beau.

Alexis : Je réfléchissais juste. Je crois que je ferai mieux d'arrêter pour ce soir.

Sam s'assit près d'Alexis et la contempla.

Sam : Je suis au courant pour le départ de ta s½ur. Je suis sûr qu'elle va vite revenir parmi nous.

Alexis : C'est bien qu'elle soit partie. Je vais pas dire que ça me fait plaisir, ce serait mentir, mais elle serait devenue folle si elle était restée ici ... Elle a besoin de se retrouver, de savoir qui elle est vraiment.

Sam : Et toi ?

Alexis : Quoi moi ?

Sam : Je dois dire que je n'ai jamais vu quelqu'un comme toi. Tu penses tellement au bonheur des autres que tu en oublies de penser à toi.

Alexis : Comment est-ce que tu peux dire ça avec autant d'assurance alors que tu ne sais absolument rien de moi ?

Sam : On a jamais vraiment pris le temps de discuter tous les deux, mais j'observe beaucoup les autres Alexis. Je sais beaucoup de choses sur toi.

Alexis : Je serai curieuse de savoir ce que tu peux bien savoir à mon sujet.

Sam : Tu es quelqu'un qui a sans doute beaucoup souffert. Je pense que tu as vécu quelque chose de fort, de dramatique qui fait que tu as peur de te lier aux autres. Tu as quelques amis et tu préfères t'en tenir là pour ne pas souffrir en t'attachant à de nouvelles personnes.

Alexis : Tu essaies de m'impressionner ?

Sam : Non, de découvrir qui tu es.

Alexis : Ce n'est important.

Sam : Et si moi je pense autrement ?

Alexis : Qu'est-ce que tu veux Sam ?

Sam : Qu'est-ce qui te fait croire que je veux quelque chose ?

Alexis : Je le sais, je le sens. Réponds à ma question maintenant.

Sam : Je ne veux rien, si ce n'est apprendre à te connaître.

Alexis : Je suis désolée, je ne peux pas.

Sans un mot de plus, la jeune fille se leva et s'éloigna, laissant Sam encore plus perdu qu'il ne l'était. Il aurait pu la rattraper en quelques secondes, mais la jeune femme qui faisait battre son c½ur ne le souhaitait pas et il ne voulait pas l'effrayer ni la faire souffrir. Son c½ur était bien assez brisé comme ça.


Que pensez-vous de cette suite ?

Du fait qu'Alexis ait tout révélé à Melissa ?

De sa réaction ?

De la scène entre Alexis et Sam ?

Du fait que Sam soit amoureux d'Alexis ?

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# Posté le samedi 20 septembre 2008 09:50

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 09:05